Intention

L'ensemble de ce corpus - qu'il soit sous la forme de constellations photographiques ou d'installations immersives intégrant images en mouvement et pièces sonores - tente de retranscrire le lien spirituel de l'individu à la nature dans un emboîtement d’échelles entre microcosme et macrocosme.

Une invitation à renaître, une résonance vertigineuse qui confirme notre présence au monde. Cette recherche s’inscrit dans cette perte d’équilibre volontaire qui ouvre les portes d’un inconnu si familier.

    

    À travers une recherche à la fois plastique et organique, ces images aussi bien métaphysiques, contemplatives que symboliques, construisent une cosmogonie sensible au sein de laquelle se croisent des temporalités multiples. 

Celles-ci résonnent avec notre inconscient et tentent de saisir ce qui se dérobe à nous de notre propre présence au monde, de notre relation à l’altérité humaine et non-humaine, mais également à la « Chair du monde », au cosmos. 

 

    Il s’agit d’éprouver mais aussi de se saisir de fragments du réel, d’une atmosphère, d’un lieu, de la vibration d’un moment, d’une lumière, d’une eccéité ; de capturer des fragments féconds propices à l'introspection, au développement de l’imaginaire, aux résonances avec la mémoire qu’elle soit individuelle ou collective. Cette exploration visuelle tente d’atteindre un point de friction où ce réel qui semble sans cesse nous échapper, se révèle avec étrangeté.

 

Sortes de catalyseurs de la pulsation du monde, ces constellations d’images imprègnent notre esprit comme des réminiscences, le souvenir d’un temps originel : elles invitent le spectateur à une traversée immersive.

 

    En plus d'une approche purement photographique, la nécessité de recourir à des dispositifs sonores et architecturaux immersifs s’inscrit dans une démarche globale qui se construit et se décline d’une infinité de manière à l'intérieurs de display ou d'installations. Avec ces dispositifs associant l’image figée ou séquentielle et par une immersion sonore et spatiale, je souhaite ouvrir le champ des possibilités perceptives et imaginaires. Il ne s’agit pas de produire un effet ou de « reproduire le visible mais de rendre visible » comme aimait à le dire Paul Klee.


Distortion un projet transversal entre photographies en micro mouvements, création sonore jouant sur les vibrations des infra basses et projet scénographique. Je me suis entouré pour cela d’une équipe constituée d’un monteur de cinéma Théo Lichtenberger, d’un sound designer Jonathan Saguez, et d’une scénographe Gabrielle Laurin. Distortion, représente un univers à part, proche et lointain, sombre et pourtant porteur d’espoir. Ce projet photographique ne se limite pas à une présentation en 2D mais explore l’espace sonore et physique des photographies. L’image devient le lieu d’une projection spatiale et le moteur de la construction d’un monde : la scénographie de l’installation et l’image animée de micro mouvements explorent ce nouvel horizon.